Ce lundi 3 janvier 2022, le juge d’instruction en charge de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse, a ordonné la libération de 4 des policiers détenus dans le cadre de l’enquête. Trois de ces policiers ont été incarcérés, sur l’ordre du magistrat instructeur, après leur audition le 24 septembre dernier.
Il s’agit des policiers Jacques Sincère, Wilner Cangé, Cicéron Cedernier et Eddy Amazan. Après 3 heures d’audition, le juge Garry Orelien a ordonné l’arrestation de ces policiers à partir des indices trouvés. Aujourd’hui, ce même juge a ordonné leur mise en liberté sans justification légale. Selon lui, ces policiers ont été libérés provisoirement.
Par ailleurs, l’un des principaux suspects de l’assassinat du président, Mario Antonio Palacios, a été déporté chez lui en Colombie, faute de preuve suffisante relative à son implication dans l’assassinat du président.
A noter que la pratique de liberté provisoire n’est pas le point fort de la justice haïtienne. Ce juge pourra-t-il mener à terme l’instruction de ce dossier combien important pour l’avenir de la démocratie haïtienne ?
