IMG 20230212 WA0063

Haïti- Justice : les avocats de Joverlein MOÏSE réagissent face aux transferts de quatre (4) des inculpés de l’assassinat du président.

Le conseil d’avocat de joverlein MOÏSE s’adresse à la ministre Mme Émeline PROPHÈTE- MILCÉ et ainsi qu’au juge d’instruction Walther Weser Voltaire en ses bureaux, lit-on dans dans un communiqué de presse, le jeudi 09 février 2023. La note se veut d’une explication pure et simple du processus de transfert des inculpés de l’assassinat du président MOÏSE et mentionne son inquiétude de la faiblesse de l’appareil judiciaire.

 

Regard National, le samedi 11 février._ Les médiateurs de joverlein ont écrit la ministre de justice Mme Émeline PROPHÈTE-MILCÉ et le juge d’instruction Walther Weser Voltaire le 02 février 2023, puis font paraître un communiqué de presse en date du 09 février 2023 signalant leurs mécontentement face à la tournure du dossier d’assassinat de Moïse.

Dans un bulletin de presse portant la signature des avocats de joverlein MOÏSE, indique qu « Un délai de 72 heures de temps a été accordé à la ministre de la justice afin de clarifier la base légale du transfert des détenus inculpés dans l’assassinat du président MOÏSE… »

Le conseil des avocats de joverlein a écrit la ministre de la justice Mme Émeline PROPHÈTE-MILCÉ. Il exige une clarification de cette situation tant inquiétante que soupçonnée du système judiciaire. À noter que le communiqué a été adressé aussi au juge d’instruction Walther Weser Voltaire qui lui rappelle de « son statut de partie civile » dans l’affaire.

« Main mise ou entraide des autorités américaines » bafouille la note dans un esprit perplexe. Dans ce dessein, les défenseurs de joverlein cherchent une affirmation sur le comportement du magistrat vis-à-vis de son influence dans le transfert des inculpés. Les quatres (4) présumés assassins ( James Solage; Joseph Vincent ; Christian Emmanuel Sanon ; German Alejandro Rivera Garcia) ont été transférés vers les États-Unis le mardi 31 janvier 2023. Face à cela, joverlein qui clame justice de son père insinue que les États-Unis ainsi que d’autres « régions de l’Amérique latine » dans la connivence de l’assassinat.

En vue que la lumière soit faite sur le dossier, les médiateurs de joverlein récriment les autorités compétentes « de faire taire les rumeurs de leur complicité dans ce qui apparaît de plus en plus comme une main mise des autorités américaines sur le dossier ».

Selon nos informations, le transfert des prisonniers entre Haïti et les États-Unis se justifie dans deux traités d’extractions signés respectivement en 1904 et 1912. Ces traités postulent un partage mutuelle de prisonniers entre ces deux pays. Voulant que l’enquête ne soit pas biaisée, le conseil d’avocat de joverlein tire la sonnette d’alarme contre « tout mutisme du gouvernement ».

 

 

Par Emmanuel Franezil